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B?atrice de Dumas : En tant que pharmacienne, habitu?e ? r?pondre ? la demande des personnes qui souffrent de maux de t?te, lorsque j'ai appris que vous qui ?tes psychologue aviez cr?? l'Institut du mal de T?te, je me suis pos?e quantit? de questions.
Marie-Paule L. : En somme cela vous a interpell?e !
B?atrice de Dumas : En effet. Et tout d'abord, qu'est ce qui a bien pu vous motiver pour que vous sous lanciez dans une telle aventure.
Marie-Paule L. : J'avais rencontr? autour de moi, parfois de fa?on tr?s proche, des personnes qui souffraient de migraines horribles, au point d'en perdre la voix ou la possibilit? de travailler. Comme je suis quelqu'un qui a horreur des probl?mes non r?solus, je me suis dit que je devais ?tre capable de les aider. Je suis l'a?n?e d'une famille nombreuse et depuis que je suis toute petite j'ai pris l'habitude de m'occuper des autres. L'enfance conditionne beaucoup de choses et ?tant libre de faire ce que je voulais j'avais s?rement cette envie de r?soudre des probl?mes pour les autres. En plus de cela, j'avais confus?ment le sentiment que les gens ne savaient pas ? quelle porte sonner pour soigner ces fameuses migraines. Or, j'avais la chance d'avoir eu des parents qui savaient se soigner et nous soigner. Ils choisissaient toujours les m?decins les plus sp?cialis?s pour ce dont nous souffrions, que ce soit sur le plan physique que sur le plan psychologique. A une ?poque o? la psychologie venait tout juste d'appara?tre en France, je me souviens que ma m?re n'h?sitait pas ? faire appel ? un psychologue ou ? un ?ducateur si nous rencontrions des difficult?s scolaires. Nous allions r?guli?rement voir le p?diatre et j'?tais en admiration devant la mani?re dont il examinait les tout petits comme le plus grands. Tout y passait. La motricit? des bras, des jambes et cou, les r?flexes, le poids et la taille, l'alimentation, l'?veil, les yeux, les oreilles..Ce qui me frappait c'est qu'il nous demandait toujours comment ?a allait ? l'?cole. Il cherchait pour d?busquer la moindre difficult? qui aurait pu lui r?v?ler un retard ou une inadaptation sociale. J'ai souvent participer avec ma m?re ? la recherche d'un m?decin, lorsqu'un probl?me difficile se posait. La confiance dans les m?decins r?gnait dans la maison.
B?atrice de Dumas : Justement, ? propos des m?decins comment l'Institut du Mal de T?te se situe-t-il ?
Marie-Paule L. : Cela se passe tr?s bien. Tout d'abord, quand j'ai pr?par? la cr?ation de l'Institut du Mal de T?te, il faut bien dire que je ne connaissais pas le pourquoi et le comment de ces affections. Je me suis donc rapproch?e des m?decins et au d?part ce sont eux qui m'ont tout appris. Ensuite, j'ai commenc? ? faire parler mes patients et j'ai retrouv? dans le discours de mes patients, ce que les m?decins m'avaient expliqu?. J'ai ?tabli avec eux un dialogue permanent de mani?re ? bien comprendre ce dont souffraient mes patients. J'ai assez vite compris que mes patients avaient besoin de comprendre ce dont ils souffraient pour que je puisse les aider ? s'orienter dans ce monde m?dical qui il faut bien le dire est tr?s compliqu? surtout lorsque l'affection dont vous souffrez n'est pas consid?r?e comme une vraie maladie.
B?atrice de Dumas : Lorsque vos patients ont besoin d'un m?decin, celui-ci vient-il consulter ? l'Institut ?
Marie-Paule L. :Non. J'explique ? mon patient comment la m?decine de la douleur est organis?e en France et c'est lui qui choisit en fonction de sa situation g?ographique et aussi de ce dont il souffre. Car les maux de t?te de t?te sont tr?s divers et on peut-?tre amen? ? faire appel ? diverses sp?cialit?s. Comme vous le savez, le Code de la D?ontologie des M?decins indique en toute premi?re r?gle que c'est le patient qui choisit son m?decin.
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